Que se passe-t-il donc en nous quand nous lisons une oeuvre dramatique? il est clair qu’elle

Mais nulle part ici-bas la mort n’est un anéantissement dans le sens exact du mot; c’est une dissolution de parties, une désagrégation suivie d’une redistribution des éléments suivant de nouvelles combinaisons, en un mot, une transformation de matière et un transport de forces. Corneille, Racine et Molière servent de conscience, soyons-en sûrs, à ceux-là mêmes qu’enivre la popularité, et que semble aveugler le contentement de soi-même.

Cette sensation ne se produit pas toujours, soit par suite de nos dispositions personnelles, soit par suite de celles des comédiens. Et cependant sa gloire aussi a passé. L’ancien vaudeville était presque toujours une pièce gaie, aimable, dans laquelle çà et là une pointe de sentiment, née de l’action, était habilement saisie par l’auteur, qui fixait ce sentiment dans un couplet et au moyen de la musique en multipliait l’effet.

Ces représentations ne sont pas moins salutaires au public; et n’auraient-elles que le mérite de former et de purifier son goût, d’élever et d’agrandir son esprit, qu’elles contribueraient ainsi à la culture générale des lettres, au maintien des bonnes moeurs et aux insensibles progrès de la civilisation.

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