Si celle-ci est assez sensée pour joindre à l’observation réaliste la méthode classique, toute psychologique, elle

Mais, quand on veut tenir compte de toutes les conditions de nature, de genre, d’époque et de milieu, qui peuvent entraîner à de larges accroissements de mise en scène, tant sous le rapport du personnel que sous celui du matériel figuratif, on peut légitimement se demander s’il n’y a pas des lois qui imposent une limite à cette extension; si, en d’autres termes, il n’y a pas, dans chaque cas, un maximum de mise en scène qu’il n’est pas permis artistiquement de dépasser. Que dirait-on du chef d’exploitation qui ferait une grande dépense de combustible pour mettre en marche un train toujours composé d’un même nombre de wagons, quel que soit le nombre des voyageurs? Que dirait-on d’un mécanicien qui ne saurait pas profiter de la déclivité du sol et de la vitesse déterminée par le seul poids du train pour diminuer la force de traction et par suite la dépense de combustible? On pourrait ainsi rassembler un grand nombre d’exemples ayant tous un rapport plus ou moins prochain avec les devoirs et les préoccupations d’un directeur de théâtre. En faisant apparaître certains objets à nos yeux, il nous prépare tacitement à une évolution du drame. Nous sentons combien sont intimes et subjectives toutes les causes de leur détermination, et combien dans ce drame psychologique sont de peu de prix tous les attraits du monde extérieur. _L’Ami Fritz. _Le Demi-Monde_. , s’éloignent à chaque instant de la réalité des actes et des contingences possibles de la vie.

Elle s’admire dans les oeuvres qui flattent ses goûts, comme le fat devant un miroir qui reflète son air à la mode. On a pu m’accorder les propositions émises précédemment et en reconnaître la justesse. Le cas de la poésie est plus complexe, parce que rien ne parvient à notre esprit que par l’intermédiaire obligé de nos organes; mais la poésie elle-même déchoit si, au lieu de considérer le plaisir des yeux et de l’oreille comme subordonné à celui de l’esprit, elle emploie, pour captiver l’esprit, le prestige de la peinture ou la séduction de la musique.

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