J’aborde un sujet dont l’intérêt ne le cède pas à l’importance: la mise en scène des

La seconde raison a une portée esthétique à laquelle j’ai déjà fait allusion ci-dessus, et sur laquelle j’appelle l’attention des personnes qui se laissent trop facilement séduire par les promesses de l’école réaliste ou naturaliste. Seulement, dans l’imagination du poète, elles sont souvent dans une relation inverse de ce qu’elles nous paraissent sur un théâtre, où la mise en scène modifie et parfois renverse la proportion: on peut dire que la mise en scène est l’épanouissement, rendu visible, d’un germe idéal. _Le Monde où l’on s’ennuie. Au moment où Joad s’écrie: Soldats du Dieu vivant, défendez votre roi, le fond du théâtre s’ouvre. . Au théâtre, le poète, présent mais silencieux, n’y peut plus animer la nature et lui insuffler, comme dans le roman, une sorte de force passionnelle active. Pour suivre avec profit une oeuvre dramatique, forte et bien liée dans toutes ses parties, il faut une grande contention d’esprit, dont en général on n’apprécie pas assez la puissance.

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