C’est le lieu scénique par excellence, d’où l’acteur tient le public sous son empire et d’où

Si l’architecture me paraît heureusement appropriée, je ne saurais en dire autant de la toile du fond, qui, en définitive, représente l’acropole d’Athènes, ou une colline sainte qui lui ressemble à s’y méprendre. Je n’ai plus à ajouter que quelques mots explicatifs, pour clore cette préface. Aussi le dommage est-il moindre.

Tout ce qui s’éloigne de notre expérience actuelle perd peu à peu toute précision, et même de sa vraisemblance, tellement que si on faisait passer devant les yeux d’un homme de soixante ans une suite chronologique de gravures représentant les modes qu’ont depuis sa naissance successivement adoptées ses contemporains, il ne les reconnaîtrait pas pour la plupart et en regarderait quelques-unes comme imaginées après coup et tout à fait invraisemblables. , s’éloignent à chaque instant de la réalité des actes et des contingences possibles de la vie. _L’Ami Fritz. De même que la mise en scène peut pécher par excès, elle peut aussi pécher par défaut. Cela demande une préparation savante, et une très grande sévérité de discipline. La différence que l’on a établie entre ce qu’on appelle le costume de théâtre et la toilette de ville est absurde et contraire à la vérité artistique. Nous entrons à peine dans la voie fatale, et c’est d’hier que l’antique homogénéité se désagrège: elle n’est pas encore réduite à l’état de poussière dramatique.

Sans doute, c’est précisément cette possibilité qui constitue la critique du système. Dans toute péripétie ou dans tout dénouement, le personnage en qui se résume l’intérêt doit être placé dans le lieu optique, le plus près possible du centre optique, ou tout au moins sur la ligne optique si l’action l’exige. Dans la superbe scène du quatrième acte, où les deux héros se mesurent, on aurait devant les yeux une scène digne de l’_Iliade_.

Les exemples sont nombreux et bien connus. Christian, le regard terne, la démarche légèrement avinée, entre, inconscient de l’écroulement définitif de sa fortune royale, hébété au milieu d’un désastre que rien ne peut plus conjurer.

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