Toutefois, comme cet art présente des difficultés quelquefois insurmontables, il est nécessaire que le metteur en

Aussi tout ce qui, dans la décoration et dans la mise en scène, attirerait les regards à ce point de vue rendrait presque impossible le dénouement que le public attend et désire, et en tous cas en dénaturerait la grandeur morale. De la scène. La loi de concentration. Étant données des passions humaines, qui sont de tous les temps, il s’agit de leur chercher des motifs dans notre monde actuel et de les développer selon des raisons déduites des lois complexes des sociétés modernes. C’est ce dont il est facile de se rendre compte. Pour un homme qui a assez de loisir, de goût, de délicatesse et d’imagination pour s’abandonner sans réserve à ce jeu de l’esprit qu’on appelle l’art, qui se laisse tout entier attendrir et subjuguer par les accents pathétiques d’Iphigénie ou par la mélancolique chanson d’Ophélie, combien y a-t-il d’hommes dont le cerveau n’est peuplé que des images cruelles de la réalité vivante, qui n’ont ni l’heur ni le loisir de s’essayer ainsi sur la flûte des dieux, et qui le soir, las et meurtris d’un labeur avilissant, ont besoin qu’un coup de baguette magique les transporte dans un monde nouveau, réveille leur imagination engourdie et les ravisse à eux-mêmes et à la bassesse de leurs travaux journaliers! Pour ces hommes, le plaisir de l’esprit n’est jamais pur; il s’y mêle toujours un plaisir des sens. La plupart des pièces dont le comique touche à l’extravagance nous paraissent en effet, dès qu’elles sont imprimées, d’une telle platitude que nous avons peine à comprendre le plaisir que nous avons pu y prendre. Les rangs sont confondus. Des différents styles. L’impression causée par la mise en scène est donc en même temps ressentie par le personnage et par le spectateur, et celui-ci ne comprendrait pas que celui-là y restât insensible. On peut dire, sans exagération, qu’elle est tout entière contenue dans la théorie des milieux.

Formation des types artistiques. Or, dans les pays dévorés par une lumière ardente, la nature n’agit pas sur l’homme avec le charme pénétrant qu’elle a dans les pays du nord.

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