C’est la nuit, tout dort dans le camp des grecs

Mais le moyen le plus sûr de soumettre les actrices aux conditions esthétiques de l’art de la mise en scène serait de ne pas leur faire supporter les frais de leur toilette. Dans _le Mariage de Victorine_, de George Sand, nous assistons à un drame émouvant qui se joue dans le coeur d’un père et dans celui de sa fille. Elle ne doit être, en effet, qu’une cause seconde; c’est ainsi que l’acte de venir puiser de l’eau à la fontaine, dans l’exemple pris de _l’Ami Fritz_, n’est qu’une conséquence de la condition de Sûzel et du milieu où se développe l’action; il se rattache donc logiquement aux données mêmes du poème dramatique. Voilà encore un obstacle que ne pourra surmonter l’école naturaliste. Du costume d’Hippolyte. Je prendrai cet exemple dans le second acte de _l’Ami Fritz_, et je rappellerai aux lecteurs, qui tous connaissent la pièce, la fontaine où Sûzel vient puiser de l’eau, eau véritable que le public voit couler. Cette contradiction optique provient, on le sait, de ce que la profondeur de la scène est en grande partie fictive.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *