), qui sont incompatibles avec un décor nocturne, c’est qu’en effet, dis-je, la nature évoquée par

Les arbres, des bouleaux au feuillage léger, aux troncs clairs, disposés par bouquets, laisseraient le regard du spectateur se perdre dans «l’océan des nuits. Que ne peuvent-ils aller de temps à autre s’y retremper librement, y refaire leurs forces, s’y perfectionner dans l’art de bien dire; et, après avoir trop longtemps joué un personnage laid et vulgaire, que ne peuvent-ils, comme Mercure, s’en aller au ciel, avec de l’ambroisie, s’en débarbouiller tout à fait! CHAPITRE XXXVI Du rôle de la musique au théâtre.

Si on s’ingéniait à monter un drame chinois, se déroulant par exemple à Pékin, il est clair que ce qu’il y aurait de plus simple serait de nous montrer des kiosques, des arbres, des Chinois et des Chinoises de paravent, car ce sont ceux-là seulement que nous connaissons et qui ont à nos yeux le plus pur caractère chinois. Si ce sont les personnages qui disparaissent, il n’y a plus d’action dramatique; mais si ce sont les tableaux qu’on soustrait à la vue, on enlève au drame ce qui précisément lui donnait l’aspect saisissant de la vie.

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