Or existe-t-il ou a-t-il existé quelque part un modèle que nous devions nous efforcer de reproduire

Génie essentiellement lyrique, bien plutôt que dramatique, qui jamais n’abstrait son oeuvre de lui-même, et qui se sent à l’étroit sur les planches et entre les coulisses d’un théâtre. Dans la réalité cependant que de traits particuliers et variables viennent s’y joindre, selon la nature de chacun, l’abondance des sanglots et des pleurs, les cris de timbres différents, les mouvements souvent désordonnés, l’abandon de soi-même, etc. Cette nécessité inéluctable de ne pas blesser la raison du spectateur, de ne pas l’induire à de faux jugements, de ne pas l’égarer sur de fausses pistes, a fait imaginer de classer tout ce qui, en dehors des acteurs, se rapporte à la mise en scène du drame en deux catégories distinctes, la première feinte et immobile, la seconde réelle et mobile.

Elles y gagneraient assurément, ainsi que les convenances artistiques. Ce drame, pathétique et humain, rajeunira de lui-même à mesure que la société française vieillira. _ Dans les pièces fondées sur le sentiment, les ressorts principaux de l’action sont les émotions morales, tendres ou tristes, dont sont agités les personnages.

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