Quand il s’agit d’oeuvres théâtrales, la mise en scène devra naturellement varier selon la nature particulière

Si les contemporains se trompent souvent sur la valeur d’une pièce, c’est que dans leurs jugements ils tiennent compte de l’effet représentatif qui précisément s’adapte à leur goût actuel. Si donc le vaudeville a disparu, il faut y voir non une perte absolue, définitive, mais une transformation dans la matière plastique du drame et un transport ainsi qu’une redistribution nouvelle de la force émotionnelle.

Pour les légitimer, on ne peut jamais invoquer le caprice et le goût de l’art pour l’art. Le goût plus délicat du public habituel en sera satisfait, et la mise en scène s’associera ainsi aux habitudes sociales du monde auquel appartiennent les spectateurs et les personnages de la plupart des pièces qu’on représente à ce théâtre. L’auteur dramatique ne fait donc qu’obéir à la tendance générale quand il fouille les plis les plus cachés de l’âme humaine et soumet à son étude les ferments de sa désorganisation morale.

Une action tragique ou comique ne se développe pas dans le vide, mais elle se meut en traversant des milieux successifs, qui souvent déterminent une modification dans la direction de sa trajectoire.

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