Mais, pour s’y plaire, il faut que l’esprit soit dès longtemps formé à l’abstraction et à

Au théâtre, le poète, présent mais silencieux, n’y peut plus animer la nature et lui insuffler, comme dans le roman, une sorte de force passionnelle active.

Mais, si nous transportions cette loi telle quelle dans la mise en scène, elle ne s’appliquerait qu’aux décorations, où elle est en effet très habilement observée par les peintres qui cultivent cette branche de l’art. Cela tient à ce que les tableaux sont presque toujours séparés les uns des autres par des entr’actes, absolument comme s’ils étaient des actes. Ainsi le voyageur, au moment de quitter l’auberge où il s’est mis à l’abri, est assailli par la tempête: le tonnerre se mêle au bruit de la grêle ou de la pluie; le vent repousse la porte avec violence; le voyageur, fortement impressionné, recule, reste et est assassiné.

Mais cette première phase intuitive d’un rôle est suivie d’une seconde phase plus laborieuse; car l’image apparue à l’esprit de l’artiste n’est, si je puis m’exprimer ainsi, qu’une image centrale, autour de laquelle oscillent un certain nombre d’images similaires, correspondant aux différents moments de l’action.

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