Sous ce rapport, cet emploi remarquablement habile de l’illusion théâtrale est un modèle puisqu’il nous permet

La vérité dramatique et la logique de l’action opposent donc des bornes naturelles à l’exagération de la mise en scène.

D’ailleurs, au théâtre, un acteur ne se substitue pas à un autre, il lui succède; et il y a toujours au moins dans l’ajustement du costume quelque détail à modifier. On voit que la science de la mise en scène a là un point de contact remarquable avec la physiologie. Nous avons tous vu des théâtres de formes les plus diverses, les uns ouverts, les autres fermés, souvent chez différents peuples; nous avons assisté à de nombreuses représentations dramatiques; nous possédons dans notre imagination une ample collection, un peu confuse, mais très riche, de costumes de tous les âges; nous connaissons plus ou moins les moeurs des nations anciennes et modernes ayant joué un rôle important dans l’histoire; enfin, nous sommes familiers avec les légendes héroïques, les mythologies, souvent même avec les langues des pays étrangers. C’est pourquoi, en abordant la scène, l’école naturaliste est contrainte d’abandonner toute sa puissance descriptive, et de sacrifier la nature pour s’attacher aux effets humains et sociaux de la vie.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *