Des que nous serons entres a mexico, ce qui, je l’espere pour vous et pour moi,

J’ai mieux pour toi que la candidature. La Faenza rentra chez elle dans un etat d’exasperation indescriptible. Il a pris le chemin des Mayons-du-Luc. Le comte avait reflechi; voici quel avait ete le resultat de ses reflexions. Au meme instant, Dominique entra dans le bosquet. Fidele, oui, jusqu’a ce qu’il trouve une occasion favorable de vous trahir definitivement.

Celui-la, il ne nous inquietera plus, repondit don Jaime avec une expression singuliere; donc, chers amis, veillez attentivement, et ne vous laissez pas surprendre. Je les prie de recevoir tout mes remerciments: un homme est heureux en tombant de si haut d’avoir des amis pour lui rendre la chute moins lourde. Detrompez-vous, don Horacio, repondit don Jaime; vos secrets je les connais tous, et quant a vous tuer, cette consideration n’entre pour moi qu’en seconde ligne dans mon plan de vengeance; je vous tuerai oui, mais par la main du bourreau, vous mourrez, deshonore; de la mort des infames, du _garote_ enfin! –Tu mens, miserable! s’ecria don Horacio avec un rugissement de bete fauve, moi, moi, le duc de Tobar! Noble comme le roi! Moi appartenant a l’une des plus puissantes et des plus anciennes familles d’Espagne! Mourir du garote! La haine t’egare, tu es fou te dis-je! Il y a un ambassadeur de Sa Majeste au Mexique. Oh! Je m’en rapporte completement a vous, maitre Olivier; mais lorsqu’il sera gueri que ferons-nous? –Nous le laisserons partir paisiblement, il n’est pas notre prisonnier; sois tranquille, nous le trouverons sans peine quand besoin sera; il est bien entendu que personne du rancho ne doit descendre dans le souterrain et avoir le moindre rapport avec lui. Sa feuille de permission lui rememore les peines disciplinaires dont il deviendra passible. Le lendemain, Fernand fut fidele au rendez-vous. Non, je ne vois pas le senor don Andres de la Cruz; dans quelques minutes j’aurai l’honneur de prendre conge de vous. A quelques pas, devant ces bandits, s’avancait un homme tenant un sabre d’une main et une torche de l’autre. Nous en sommes faches pour certains auteurs qui ont avance qu’une religion d’amour a remplace un culte barbare et cruel; il eut ete plus logique de dire qu’une religion vraie s’est substituee a une fausse. Bas les masques! dit le personnage qui seul jusqu’alors avait parle, ils sont inutiles maintenant; c’est a visage decouvert qu’il nous faut parler a cet homme. L’elevation subite de ces deux individus, le credit presque illimite dont ils jouissent aupres du president, m’avait deja donne a reflechir, nul ne comprend rien a cette faveur si soudaine. Vous n’avez que deux faisans? –Pourquoi deux seulement? Par un bonheur j’en ai trois. Des potins d’amour. Pas autre chose? –Pour cela, non. Ah! Et allons-nous loin comme cela? –Tu le verras, en attendant rends-toi au rancho, prepare tout ce qu’il te faut pour ton voyage. Il ne se passe pas de jours, la garce, qu’elle ne me vole un poulet ou un lapin. La baronne la recut avec une courtoisie exquise de douairiere.

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