Ainsi, par le seul effet de cette double loi, le poète agit d’une façon certaine sur

_ Le premier résultat de cette révolution esthétique a été de proscrire l’orchestre des théâtres. Cela est si vrai que cette sensation pourtant si forte peut être éprouvée, identique dans tous ses effets, aussi bien à la représentation d’une comédie de Molière qu’à la représentation d’une tragédie de Corneille ou de Racine, ce qui ne se concevrait pas si on devait en chercher la source dans le pathétique des situations, au lieu d’y voir un effet de la puissance de la poésie et du jaillissement de la vie, en un mot une manifestation du beau idéal, c’est-à-dire du beau conçu par l’esprit et enfermé par l’artiste dans un simulacre humain. Il y a eu transposition d’effets.

Tout le matériel, tout l’accidentel et le circonstanciel de la vie réelle n’entrent que pour fort peu de chose dans la représentation des personnages classiques. L’ancien vaudeville était presque toujours une pièce gaie, aimable, dans laquelle çà et là une pointe de sentiment, née de l’action, était habilement saisie par l’auteur, qui fixait ce sentiment dans un couplet et au moyen de la musique en multipliait l’effet.

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