Ramenée ainsi dans ces limites plus étroites, l’école réaliste peut se défendre et se justifier

Je reviens maintenant, avant de clore ce chapitre, à la mise en scène de _Phèdre_, qui me fournira l’occasion de présenter une application des principes de statique théâtrale. Le décor. C’est précisément ce que nous allons voir en examinant les costumes de _Phèdre_. Sous les traits individuels que leur prêtaient les acteurs, les personnages de théâtre étaient des types généraux que la nature ne nous offre jamais et que l’esprit peut seul concevoir et se représenter.

La mise en scène doit se composer non pas avec ce qui a été ou ce qui a pu être, mais avec les images qui, dans notre imagination, forment et composent le monde antique.

Or, du moment que l’on ne présente pas au spectateur les objets réels qui, selon le poète, devraient avoir une influence psychologique sur les personnages du drame, on ne peut pas compter que les objets imités auront la même portée, attendu que l’attention du spectateur est, non pas attirée par la contemplation du phénomène naturel, mais préoccupée uniquement du phénomène artistique de l’imitation.

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