Labiche, il y a tantôt de l’esprit, et du plus fin, tantôt de la fantaisie, et

_ Dans les pièces fondées sur le sentiment, les ressorts principaux de l’action sont les émotions morales, tendres ou tristes, dont sont agités les personnages. C’est là son modèle; il s’efforce d’en bien concevoir les formes lumineuses, qui se dessineront dans la chambre noire de sa pensée. On peut le croire, car elle pousse furieusement à l’envahissement de la scène par le réel, et elle n’y réussit que trop bien.

De telles révolutions sont lentes et ne se font pas par de brusques changements à vue. C’est une imitation visible et non déguisée de la nature, mais libre et synthétique, et partant créatrice, et qui est, par rapport aux choses et aux êtres pris comme modèles, ce que sont toutes nos idées par rapport aux objets ou aux phénomènes souvent innombrables qui ont contribué à les former en nous. Mais la situation est absolument différente au premier acte. En voulant pousser trop loin l’unité de costume, on crée, comme à plaisir, des contradictions entre l’aspect extérieur des personnages et les sentiments qui les font agir.

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