Quand nous sommes sollicités à la fois par un plaisir de l’esprit et par un plaisir

Quand les oeuvres littéraires correspondent aux premiers, ils vivent dans la même estime aussi longtemps que la combinaison persiste; quand elles se rapportent aux seconds, elles ne plaisent qu’un jour, et tout ce que l’on peut espérer pour elles c’est que la même combinaison, venant à se reproduire fortuitement, leur ramène momentanément la fortune. La mise en scène doit donc respecter la vérité dramatique, la laisser se produire dans toute son intégrité et ne pas maladroitement détruire le courant sympathique qui va de l’âme du spectateur à ceux des personnages du drame. Nous goûtons donc un art que nos pères n’auraient pas apprécié, et, en dépit de son infériorité, nous éprouvons des charmes secrets à pénétrer dans les replis des êtres et des choses. Ainsi nous constatons une confusion constante entre les actes et les tableaux, et il est manifeste que parfois on emploie le mot _tableau_ uniquement parce que la durée paraît un peu petite pour un acte, ce qui est une très mauvaise raison, un acte n’ayant pas en soi de durée déterminée.

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