Mais, néanmoins, l’aspect de phèdre, lorsqu’elle paraît sur la scène, n’est pas tel qu’il devrait être

Mais enfin tel trait qui, dans son jeu, eût paru extravagant il y a vingt ans, paraîtrait aujourd’hui vrai et naturel. Ce qui doit toujours être mis au premier rang, sous les regards des spectateurs, c’est le personnage sur qui doit s’exercer l’action musicale. Cela se conçoit; car c’est là seulement que, lorsque les personnages n’agissent pas ou ne prennent pas la parole, un acteur, et le principal, reparaissant en scène, décrit les beautés sévères ou riantes de la nature, la mélancolie des bois ombreux, l’immobile majesté des monts, la pesante solitude des espaces déserts; la mystérieuse circulation de la vie, ses ardeurs et ses épuisements, et en même temps cherche à montrer le lien sympathique qui rattache les états psychologiques de l’être humain à tous ces aspects de la nature. La perspective d’un décor doit être considérée comme rationnelle, par rapport du moins à une rangée de spectateurs. Et encore c’est théoriquement que je compte ce dernier qui en fait n’existait pas et dont par conséquent la décoration correspondante serait restée d’une parfaite inutilité.

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