L’intérêt qu’elle paraît porter aux classes populaires part d’un bon naturel, je veux le croire, mais

On a vu cependant, par l’exemple que nous avons cité du _Misanthrope_, qu’il y a place, même dans ces cas-là, pour des écarts considérables.

L’impression causée par la mise en scène est donc en même temps ressentie par le personnage et par le spectateur, et celui-ci ne comprendrait pas que celui-là y restât insensible.

Que se passe-t-il donc en nous quand nous lisons une oeuvre dramatique? Il est clair qu’elle ne pénètre pas dans un esprit vierge de toute impression similaire. Alors, c’est, l’oeil seul du spectateur qui inclinera toutes les lignes des décors au point de fuite, et les acteurs, en s’enfonçant dans les profondeurs de la scène, seront partout à leur place et n’auront que les dimensions qu’ils doivent avoir. Le public se contente ici d’un signe abrégé, ce qui est possible dans un genre où l’on ne recherche la vérité que dans l’humour et dans l’esprit du dialogue. Aussi les personnages y prennent un caractère remarquable de vérité et de naturel. Et cependant sa gloire aussi a passé.

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