On attend le roi, celui en qui se résume les espérances de tout un parti

Des milieux générateurs. J’ai parcouru les différentes phases du sujet que je m’étais proposé.

Il suffit souvent d’une négligence de détail, telle par exemple que le mouvement intempestif d’un figurant au milieu d’une scène pathétique, pour détourner le cours de l’influx nerveux, que l’esprit emploie immédiatement à des coordinations tout à fait étrangères à l’oeuvre représentée sous nos yeux, ou pour que cette force nerveuse se dissipe brusquement en se jetant sur les muscles du rire. Mais ce n’est que par de larges subventions qu’on peut leur imposer le maintien de ce répertoire, qui exige des sacrifices permanents et d’incessants labeurs. Sur la scène, on ne bâtit pas de vraies maisons, on ne plante pas de vrais arbres, on ne déroule pas de véritables flots, on ne pousse pas dans le ciel de vrais nuages, etc. On peut donc, conclure que, dans une oeuvre dramatique moderne, la mise en scène devra réaliser avec le plus de soin possible tous les tableaux d’exposition, ceux où s’accusent le relatif des idées et des faits ainsi que l’influence des milieux sur les caractères et sur les passions; mais, à mesure que l’action s’approchera du dénouement, elle devra de plus en plus sacrifier, soit dans les décors, soit dans les costumes, soit dans la figuration, les traits particuliers qui faisaient la richesse des premiers tableaux, et peu à peu revêtir un aspect général qui puisse s’harmoniser avec ce qu’a d’absolu et de purement humain l’explosion psychologique et pathologique des passions.

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