C’est une imitation visible et non déguisée de la nature, mais libre et synthétique, et partant

C’est Gulliver s’ébattant maladroitement dans un paysage de l’île de Lilliput.

C’est qu’en effet ce n’était qu’un joujou. De la scène. Si donc le vaudeville a disparu, il faut y voir non une perte absolue, définitive, mais une transformation dans la matière plastique du drame et un transport ainsi qu’une redistribution nouvelle de la force émotionnelle. Une femme parée de sa dignité mondaine n’a pas le même aspect extérieur que la même femme, sous les mêmes vêtements, prête à s’abandonner dans l’intimité à l’entraînement de son coeur. C’est donc à la mise en scène que j’en ai. Toute oeuvre dramatique possède par elle-même une valeur poétique et une valeur représentative.

Son physique et jusqu’à son moral, jusqu’à son intelligence, sont des matières plastiques qui prennent aisément la forme des moules où il les enferme. Par conséquent, pour que notre illusion soit suffisante, le théâtre ne nous doit que des apparences. Pour conclure, je dirai que c’est cette sensation du beau qui est la raison des représentations classiques, et la justification des subventions que l’État accorde à l’Odéon et à la Comédie-Française.

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